Lors du dernier CA, Pierre Brajeux a été nommé Vice-président de la FFSP. Il revient pour nous sur l’adhésion du GES à la FFSP et dévoile ses ambitions au service d’une filière rassemblée.

Le GES vient de rejoindre la FFSP. Quel engagement cette adhésion représente-t-elle pour votre organisation ?

Pierre Brajeux : Cette adhésion du GES à la FFSP traduit indubitablement une nouvelle étape dans l’unité de la filière de la sécurité privée. C’est une étape de maturité pour les organisations professionnelles, car elles savent qu’unies elles sont plus fortes, et parfois plus entendues.

La dernière séquence sur l’ordonnance relative au CNAPS a précisément montré qu’en élaborant des propositions, ou des contre-propositions, nous étions, en commun, en mesure d’orienter cette réforme dans un sens plus positif, c’est-à-dire en prenant réellement en compte les attentes du secteur, ses enjeux, ses contraintes.

Ainsi, l’engagement principal avec l’adhésion du GES à la FFSP est bel et bien de poursuivre l’action de défense et de propositions de la filière, par la filière et pour la filière. La sécurité privée doit se prendre en main et s’en donner les moyens : nous sommes aujourd’hui au rendez-vous.

Comment entendez-vous agir pour porter collectivement les enjeux de la filière ?

Pierre Brajeux : Je crois que le Président de la FFSP, lors de son élection le 15 mars dernier, a bien défini la stratégie : la FFSP sera en mesure de porter haut et fort, collectivement, les enjeux de la filière dès lors que la légitimité de certaines de ces organisations professionnelles représentatives (GES, GPMSE, SESA, ADMS) sera respectée et confortée – ce qui est le cas. Il ne s’agit d’ailleurs pas tant de défendre je ne sais quel pré carré particulier, que d’éviter des flous, des quiproquos, de l’incertitude dans le travail de négociation sociale que mènent ces organisations.

Je crois que ce respect du travail de chacun, dans la diversité de la filière, est également souhaité par les autres organisations professionnelles, qui ont toutes des écosystèmes spécifiques : c’est tout à fait légitime.

Une fois ces bases établies, et elles le sont désormais, alors la FFSP trouvera sans aucune difficulté les voies et moyens de porter collectivement nos enjeux : tous, nous convergeons évidemment bien plus que nous ne divergeons. Nous devons travailler au mix Hommes-Technologies ; nous devons travailler à l’amélioration de notre image et donc de notre attractivité ; nous devons tous faire face à des acheteurs de plus en plus exigeants ; nous devons tous faire face à des contraintes réglementaires (Livre VI du Code de la Sécurité Intérieure ou pas) ; nous devons tous convaincre les pouvoirs publics de notre maturité et du bien-fondé de nos propositions, etc.. Et je dirais, pour finir : nous sommes tous à la tête d’entreprises, qui doivent, et ce n’est pas un vain mot, être rentables pour être pérennes.

Quels sont, selon vous, les dossiers prioritaires à soutenir dans les mois à venir ?

Pierre Brajeux : Le bureau de la FFSP fera très prochainement des propositions, tant d’organisation et de gouvernance, que sur le fond des dossiers.

Toute bonne organisation, ou fédération, doit évoluer dans sa gouvernance et savoir rester agile : rien d’extraordinaire à cela. D’ici quelques semaines, je pense que ce travail sera réalisé.

Quant au fond des dossiers, et sans entrer dans leur contenu à ce stade, nous aurons deux orientations méthodologiques à tenir :

  • D’une part, bien comprendre les enjeux et les priorités de chacune des organisations qui composent la FFSP – et élaborer très probablement une feuille de route. Les enjeux d’image et de communication, d’attractivité réputationnelle, pourraient être, il me semble, au cœur de cette feuille de route.
  • D’autre part, il nous faudra faire de la veille et évaluer ou parfois aussi surveiller (ou savoir en tirer parti) les projets gouvernementaux et les vecteurs législatifs qui pourraient s’offrir à nous. Plutôt que de jouer en fond de cour, sachons monter au filet. Là encore j’insiste : notre écosystème doit prendre son avenir en main, être maître de son évolution, et ne doit pas toujours tout attendre de l’Etat trop passivement.

Ainsi, avec ces orientations, avec cette méthode, chacune de nos organisations devrait pouvoir trouver, avec la FFSP, un effet de levier extrêmement utile et constructif.

Les chiffres clés de
la sécurité privée

25 000
entreprises
300 000
professionnels
12 milliards d’€
de chiffres d’affaires
6 activités
règlementées
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